JECO : La démocratisation de l’entreprise
Un événement organisé par Jéco (Les journées de l’économie).
Intervenants :
Ingrid Kandelman (Directrice de la fabrique du dialogue social et environnemental)
Sandrine Mourey (Membre du bureau Confédéral, Ugict-CGT)
Nicolas Postel (Professeur de Sciences Economiques, Université de Lille, Clersé (UMR CNRS))
Diane Rodet (Sociologue, Université Lyon 2)
Clémence Souchet (Psychologue du travail et des organisations, AD CONSEIL)
Le thème :
Nous savons désormais que notre système productif n’assure plus la reproduction de la communauté humaine : il est, au sens propre, dramatiquement inefficace. Nous détruisons notre milieu de vie pour satisfaire les désirs, authentiques ou factices, que le capitalisme suscite en nous afin d’entretenir sa propre dynamique. Il nous faut donc sortir de cet aveuglement morbide et bifurquer. Mais comment ?
Cette table ronde part de l’idée que cette bifurcation suppose de réouvrir des espaces de dialogue dans nos organisations productives pour les remettre au service d’une stratégie collective résiliente nous permettant de satisfaire nos besoins sans compromettre le maintien d’une vie authentiquement humaine sur terre. Pour bifurquer, il va nous falloir démocratiser l’entreprise, et sortir du dogme de la gouvernance actionnariale et du mythe selon lequel l’entreprise appartiendrait aux actionnaires. L’entreprise est un commun, dont il faut repenser les usages et la gouvernance à l’aune de l’anthropocène.
Cette table ronde a été initiée par Nicolas Postel, Economiste à l’Université de Lille et au CLERSE (ULMR 8019 et titulaire de la chaire Socioeconomie de communs. Il coordonne un ouvrage à paraitre prochainement : Bifurquer ! L’entreprise comme lieu d’élaboration démocratique d’un futur désirable (Postel, Saves, Pharo, Septentrion, mars 2027) et a coordonné avec Diane RODET ( Sociologue, Lyon 2, Centre Max Weber) un dossier consacré à ce thème dans la Revue Française de Socio Economie : Démocratie et autonomie au Travail. Elle réunira un panel d’actrices engagées dans la recherche de solution démocratiques à la crise actuel de notre mode de production.
Comment mieux partager les décisions stratégiques entre ceux et celles qui font vivre l’organisation ? Comment penser de manière plus collective leur mise en œuvre ? Comment mieux penser une articulation entre ce qui est produit et les besoins sociaux et environnementaux ? Comment redonner sens au travail collectif ? Quelle politique publique pour y parvenir ?